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Revue Tunisienne de Biologie Clinique.

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Manifestations hématologiques du VIH
Sami GUERMAZI Malek TERRAS Mohamed Yassine KAABAR Mariem CHEIKHROUHOU
Le virus de l’immunodéficience acquise (VIH) est impliqué dans l’apparition de manifestations hématologiques multiples et multifactorielles. Les cytopénies sont les plus fréquemment retrouvées. Leurs mécanismes physiopathologiques comprennent deux composantes souvent intriquées à savoir l’atteinte médullaire et l’origine périphérique immunologique. Par ailleurs, de nombreuses anomalies acquises de l’hémostase ont été décrites au cours de l'infection à VIH, touchant l’hémostase primaire, la coagulation, la fibrinolyse ainsi que le système des inhibiteurs physiologiques de la coagulation. L’infection par le VIH est aussi associée à une augmentation importante du risque d’apparition d’hémopathies malignes dont le pronostic est souvent sévère. Cet article fait le point sur les différents aspects des principales manifestations hématologiques de l’infection à VIH.

Caractéristiques clinic-obiologiques et thérapeutiques des leucémies aigues promyélocytaires : à propos de 43 cas
NEJIA BRAHAM wided MAATAMRI
RESUME : La leucémie aigue promyélocytaire (LAP) constitue une entité particulière par ses caractéristiques cliniques, biologiques, cytogénétiques et thérapeutiques. Nous rapportons 43 patients atteints de la LAP diagnostiqués au Laboratoire d’Hématologie et traités au Service d’Hématologie Clinique de l’Hôpital FarhatHached de Sousse(Tunisie) entre janvier 2005 et décembre 2017. L’âge moyen de nos patients est de 33.6 ans, 22 de sexe féminin et 11 de sexe masculin. Le motif de consultation sont ceux en rapport avec les signes d’insuffisance médullaire : un syndrome anémique dans 95 % des cas, un syndrome hémorragique dans 77 % des cas. L’hémogramme a montré une anémie normochrome normocytaire arégénérative dans 95 % des cas, une thrombopénie dans 93% des cas aggravée par une coagulation intravasculaire disséminée et une leucopénie dans 33% des cas. L’analyse cytologique de la moelle a permis le diagnostic de la LAP chez 41/43 patients avec distinction de 4 aspects morphologiques : LAP classiques avec souvent des corps d’Auer en fagots(33cas), LAP microgranulaires (4cas), LAP hyperbasophiles (1cas), LAP mixtes (4 cas). Selon le score de SANZ, les patients sont classés en différents risques : 10 à risque élevé, 23 à risque intermédiaire et 10 à risque faible, bénéficiant tous de l’acide tout -transrétinoique et traités selon un des 2 protocoles : APL99 et AIDA. Le taux de rémission complète post induction est de 91% et la survie globale à 2 ans est de 72%. Bien que nos résultats sont satisfaisants, beaucoup d’efforts sont en cours pour améliorer le pronostic.

Leucémie aigüe myéloïde cup-like nuclei: à propos d’un cas et revue de la littérature
Asma BOUASSIDA Sarra FEKIH SALEM
Le phénotype cup-like est une entité émergente des leucémies aigues myéloïdes. Nous rapportons le cas d’une leucémie aigue cup-likenuclei chez une femme jeune avec une délétion FLT3 positive sans anomalie NPM1.Son profil biologique est caractérisé par une hyperleucocytose, une blastose sanguine et médullaire élevée, un profil immuphénotypique particulier qui rappelle la leucémie aigue promyélocytaire (LAP) et un caryotype normal. Reconnaitre cette entité est indispensable pour éviter la confusion avec la LAP et bien orienter les analyses moléculaires.

EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS URINAIRES COMMUNAUTAIRES CHEZ L’ENFANT ET RESISTANCE BACTERIENNE AUX ANTIBIOTIQUES
Asma BOUASSIDA
Introduction: L’infection urinaire constitue un motif fréquent de consultation en pédiatrie et un problème de santé majeur à cause de ses conséquences sur la fonction rénale. L’objectif de ce travail est d’étudier l’épidémiologie des infections urinaires et la résistance des germes incriminés aux antibiotiques. Matériel et méthodes: Il s'agit d'une étude rétro-prospective réalisée durant une année allant du 01 juin 2017 au 31 mai 2018 portant sur les patients hospitalisés au service de pédiatrie de l’hôpital militaire principal d’instruction de Tunis pour prise en charge d’une infection urinaire communautaire. Résultats : Notre étude a inclus 84 patients avec un sex-ratio H/F de 0,52 et un âge moyen de 3 ans. Les entérobactéries ont été isolées dans 100% des cas avec une prédominance d’Escherichia coli (70,2%) suivie par Klebsiella pneumoniae (16,7%) et Proteus mirabilis (7,1%). Onze souches produisaient une beta lactamase à spectre étendu (13,1%). Escherichia coli était résistante à l’amoxicilline dans 82% des cas, à l’amoxicilline-acide clavulanique dans 38% des cas, aux céphalosporines de 3ème génération dans 21% des cas et à l’amikacine dans 5% des cas. Toutes les souches étaient sensibles aux carbapénèmes. Conclusion: Devant l’émergence de souches bactériennes résistantes pouvant conduire à une restriction des schémas thérapeutiques, il est indispensable de rationnaliser l’utilisation des antibiotiques et de mettre en place un système de surveillance des résistances bactériennes.